COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Placée sous le feu d’accusations, désormais contredites par les images de vidéosurveillance, l’action menée ce matin au rectorat d’Aiacciu par Jean-Pierre Luciani, membre de la direction du STC Éducation, ne détournera pas l’attention de l’enjeu essentiel : l’avenir du réseau d’enseignement immersif en langue corse.
Libéré en milieu d’après-midi, le militant voit les accusations de violences physiques portées contre lui formellement démenties. Scola corsa A Federazione et son comité de soutien dénoncent une tentative de disqualification de leur mobilisation et réaffirment leur détermination à obtenir des engagements concrets de l’État.

Ce mardi 16 juin, Jean Pierre Luciani a tenté d’entrer au rectorat pour déposer une bannière en soutien à Scola corsa sur la façade de l’immeuble. Après une demie-journée de garde à vue, les accusations de violences physiques dont il a fait l’objet ont été démenties par la videosurveillance.
Scola corsa se réjouit du fait que la garde à vue de Jean Pierre Luciani, membre de la direction du STC Éducation, ait été levée en milieu d’après-midi. L’associu constate que les images de vidéosurveillance, visionnées en présence du procureur, ont formellement contredit les accusations de violences physiques portées à son encontre par un agent du rectorat. Par ailleurs, Scola corsa regrette que ces accusations aient pu être étayées par sa hiérarchie alors qu’elles ne résistent pas à l’examen des images.
Pour Scola corsa A Federazione et son comité de soutien, ces accusations relèvent d’une tentative manifeste de caricaturer l’action militante afin de la disqualifier et de détourner l’attention du véritable sujet : la situation critique des écoles immersives en langue corse.
lls l’affirment avec clarté : ils ne se laisseront pas enfermer dans une polémique destinée à stigmatiser leur engagement. Cette séquence ne fait que renforcer leur détermination à défendre l’avenir de l’enseignement immersif.
Une action, symptôme d’une exaspération légitime
L’action menée ce matin par le représentant du STC Éducation – tentative de déploiement d’une banderole – n’avait certes pas de caractère légal et il a assumé son initiative sans détour. Elle est néanmoins la conséquence directe d’une exaspération croissante et largement partagée. Depuis plusieurs semaines, Paris multiplie les assurances et promet des réponses rapides. Dans le même temps, aucune solution concrète n’est apportée, tandis que le silence et les reports successifs aggravent la fragilité du réseau et font peser une menace réelle sur son avenir.
Cette contradiction entre les discours et les actes nourrit une inquiétude grandissante au sein de la communauté éducative, des familles et de l’ensemble des soutiens de Scola corsa.
L’heure des engagements concrets
Scola corsa A Federazione et son comité de soutien réitèrent avec force l’urgence d’un traitement politique du dossier fondé sur des propositions nouvelles permettant de sécuriser durablement l’existence du réseau d’enseignement immersif.
Ces propositions doivent désormais se traduire par des engagements fermes, précis et tangibles.
Le temps des promesses et des déclarations d’intention est révolu. Le comité de soutien à Scola corsa demeurera pleinement mobilisé jusqu’à l’obtention de la sécurisation juridique de la convention entre la collectivité et Scola corsa et l’obtention des cinq postes manquants à la contractualisation.
Les parents présents dans la préfecture de Bastia ce matin l’ont signifié avec détermination à Madame la préfète laquelle a convenu qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire.
