
Le recteur de l’académie de Corse en mai 2026 lors des rencontres « Quelle école pour la Corse ? »
Par décision du conseil des ministres ce 27 juillet, le recteur de Corse, Rémi François Paolini, vient d’être remplacé. Son départ envoie un signal préoccupant. Scola corsa salue son action et appelle à la poursuite de la feuille de route académique en faveur de la langue corse.
Scola corsa saluta l’opera di u rettore Paolini. Serà ormai attenta à ciò ch’ella sia pruseguita a so pulitica academica à prò di a lingua corsa.
Avec regret et inquiétude, Scola corsa a appris la fin des fonctions du recteur Paolini. Il y a un an, la mobilisation de la société insulaire avait conduit l’État à revoir sa position. Cette fois-ci, elle n’aura pas été entendue. Ce départ intervient alors que l’académie de Corse s’était engagée, sous son impulsion, dans une dynamique ambitieuse en faveur de la langue corse, du bilinguisme et d’un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs éducatifs.
Scola corsa salue un haut fonctionnaire dont la compétence, la disponibilité et l’écoute auront permis de porter un projet académique audacieux, fondé sur le respect de la communauté enseignante et scolaire.
Dans un contexte où les défis de la transmission linguistique demeurent considérables, son départ envoie un signal négatif. L’avenir nous dira jusque dans quelle mesure pèseront ses répercutions.
Scola corsa prend acte de cette décision mais rappelle que les politiques publiques ne sauraient dépendre des changements de responsables. Les objectifs fixés par la feuille de route académique doivent être poursuivis avec la même détermination. À l’heure où l’avenir de l’enseignement immersif et bilingue demeure un enjeu majeur pour la Corse, l’association exprime le souhait que le travail engagé soit pleinement poursuivi et amplifié.
Scola corsa adresse enfin au Sgiò Rettore ses remerciements les plus sincères pour la qualité des relations entretenues au cours de ces dernières années et lui souhaite pleine réussite dans la poursuite de sa carrière.
A Corsica perde un gran servitore di un serviziu publicu tullerante è apertu, risulutamente indiatu in una visione custruttiva è appaciata di l’avvene. Possa a cuntinuità amministrativa mantene sta dimarchja benefica.
