Le 25 juin, l’État s’engageait par écrit à sécuriser durablement l’avenir de Scola corsa. Un mois plus tard, un arbitrage rendu par Paris laisse encore 270 000 € à financer pour la rentrée 2026-2027. Cette hypothèse était pourtant prévue par l’accord, qui engageait l’État à mettre en œuvre des solutions complémentaires. À quelques jours du vote de la convention annuelle, Scola corsa demande que cet engagement soit respecté.

Le 25 juin dernier, au terme d’une longue journée de négociations en préfecture de Corse, l’État et la Collectivité de Corse signaient un engagement commun destiné à sécuriser durablement l’avenir de Scola corsa. Cet engagement n’était pas une déclaration d’intention. Il répondait à une situation parfaitement identifiée : le risque qu’une partie du financement de l’association ne puisse être assurée par la seule Collectivité de Corse. C’est précisément ce qui se produit aujourd’hui.
À la suite des arbitrages rendus par les services de l’État, plusieurs lignes budgétaires relevant des compétences de la Collectivité de Corse ont été écartées. La subvention qui sera présentée au vote de l’Assemblée de Corse lors de la session du 31 juillet est ainsi ramenée à 970 000 euros au lieu des 1,24 million d’euros initialement prévus. Il manque donc 270 000 euros.
La Collectivité de Corse honore aujourd’hui les engagements qu’elle a pris le 25 juin.
L’État doit désormais honorer les siens.
Le communiqué signé par le préfet de Corse et le président du Conseil exécutif est sans ambiguïté. Il prévoit expressément que : « si les leviers mobilisés ne permettaient pas de garantir l’équilibre financier de Scola corsa, l’État et la Collectivité de Corse s’engagent à activer tout dispositif utile », en privilégiant la voie de la contractualisation généralisée.
Depuis des mois, Scola corsa n’a cessé d’alerter sur cette éventualité. C’est précisément pour prévenir cette situation que l’association avait demandé, lors des réunions quadripartites avec les services préfectoraux, académiques et la Collectivité de Corse, des garanties écrites. Ces garanties ont été obtenues. Elles doivent maintenant être mises en œuvre.
Les 270 000 euros manquants correspondent très exactement au financement des cinq contractualisations supplémentaires demandées depuis plusieurs mois ainsi qu’aux forfaits scolaires municipaux qui en découleraient. Cette solution est celle privilégiée par la Collectivité de Corse.
Cette contractualisation généralisée, promise par le Premier ministre au mois d’avril et explicitement évoquée dans l’accord du 25 juin, constitue la réponse pérenne permettant de garantir définitivement le fonctionnement du réseau.
À quelques jours du vote de la convention 2026-2027, Scola corsa appelle l’État à respecter les engagements qu’il a souscrits.
Les modalités permettant de compléter le financement doivent être annoncées dans les toutes prochaines heures. L’association en appelle au sens des responsabilités des acteurs décisionnaires. Il ne s’agit plus d’ouvrir une nouvelle négociation. Il s’agit simplement de mettre en œuvre les accords signés.
